Champis.net Champis.net Champis.net Champis.net Champis.net Champis.net Champis.net Champis.net Champis.net Champis.net Champis.net Champis.net Champis.net Champis.net Champis.net Champis.net

Champignons de Suisse, Tome 4 - Champignons à lames 2ème partie par J. Breitenbach et F. Kränzlin

Editeur: Mykologia
Nb pages: 370 p.
ISBN: 3-85604-140-0

Entolomataceae, pluteaceae, amanitaceae, agaricaceae, coprinaceae, bolbitiaceae, strophariaceae.
465 espèces particulièrement de la Suisse centrale, photographiées en couleurs, dessinées et décrites.

Le «BreitenIbach & Krânzlin» nouveau est arrivé. Ce quatrième millésime a mûri en un peu moins de cinq ans: Comme les trois cuvées précédentes (1981, 1986, 1991), il a du corps, sa robe est belle comme des pampres automnales, il exhale tous les parfums des forêts et des champs, il invite à la dégustation.

C'est que les auteurs n'ont pas ménagé leur peine, apportant tous leurs soins à chaque cep de leur parchet; lisez: à chacune des 465 espèces de ce tome 4.
Dès que, dans la vaste panoplie des Agaricales, on quitte les leucosporés qui occupaient la majeure partie du tome 3, la perception de la couleur des sporées et surtout son expression par des mots d'une langue vernaculaire prêtent la plupart du temps à confusion. Un «brun café au lait» varie du blanc cassé au brun noir, selon les proportions que l'on préfère, de lait et de café! Et qu'est-ce que la couleur «miel»? Ce «rose» est-il plutôt saumoné ou nuancé de brun? On pourrait multiplier les exemples.

On peut tourner la difficulté en utilisant un code de couleurs du commerce; il arrivera bien souvent que la couleur d'une sporée obtenue ne coïncide avec aucune des plages proposées dans ce code...

Les auteurs, faisant usage d'instruments modernes - scanner, ordinateur et techniques d'impression - ont accompagné chaque espèce d'un rectangle indiquant la couleur de la sporée; mieux encore: sachant que l'intensité de couleur d'une sporée dépend de son abondance, ils ont prévu un dégradé dans chacun des rectangles. (Pour une information plus détaillée, voir le chapitre «Méthodes», p. 13). Ainsi, mycologues amateurs ou professionnels, nous disposons avec «CHAMPIGNONS DE SUISSE» tome 4, d'un outil de travail bienvenu, remarquable et novateur.

Les utilisateurs consulteront avec profit les «Remarques à propos des genres traités» (p. 15), qui fourmillent d'indications précieuses et souvent décisives, ainsi que le «Glossaire» (p. 19), qui complète celui déjà publié dans le tome 3.

Quant à la partie floristique, sa présentation est celle qui a assuré le succès international des tomes précédents; la page de gauche pour les descriptions macro- et microscopiques détaillées - les traducteurs «voyaient» les espèces décrites sans en avoir les photographies sous les yeux -, et la page de droite pour les dessins de microscopie au trait, pour les excellentes photographies polychromes et - nouveauté signalée plus haut - les plages colorées des sporées.

Comme dans le volume 3, les auteurs ont désiré que soient attribués des binômes français aux espèces décrites. Nous renvoyons les lecteurs, à ce sujet, à la «Note liminaire» qui précède la liste des noms français, à la page 364 du précédent volume.

En coda de cet avant-propos, nous tenons à féliciter les auteurs et tous les collaborateurs qui ont oeuvré pour assurer à cet ouvrage une qualité au moins égale à celle des «CHAMPIGNONS DE SUISSE», tomes 1, 2 et 3.

Sion,    septembre 1995    François Brunelli
Neuchâtel,    Dr Jean Keller